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Business 2.0, 4 solutions de monétisation

Comment construire un business model autour des contributions des internautes et des communautés virtuelles ? Voici les 4 principales solutions de monétisation actuellement utilisées sur le web.

Le pré-requis sur lequel tout le monde s’accorde est la gratuité du web. L’explosion du peer-to-peer, la démultiplication des plate-formes d’échanges de contenus pro, semi-pro ou amateurs (Dailymotion, Youtube, Deezer, etc.), le faible coût de la connectivité, ont fait d’Internet une zone difficile à rentabiliser pour beaucoup d’acteurs professionnels. On connait les difficultés actuelles des majors de la musique mais aussi, paradoxalement, des acteurs incontournables du Web 2.0 tels que Facebook, toujours pas rentable malgré sa popularité (les coûts de structure étant trop élevés par rapport aux maigres recettes publicitaires). Malgré tout, des solutions émergent et font leurs preuves à travers la toile.

En gros, il existe 4 grandes solutions de monétisation centrées autour d’un accès libre et gratuit :

1. La publicité et le sponsoring : on propose des espaces publicitaires plus ou moins intrusifs.

Mais pour cela, il faut que le site génère une très forte audience (au moins 100 000 visites par mois) et le CPM (Coût par mille affichages) reste, en général, assez faible (entre 10 et 50 centimes d’euros). Ce CPM peut, bien évidemment, être fortement valorisé par la proposition d’un meilleur ciblage, des emplacements plus intrusifs ou la mise à disposition d’espaces publicitaires de très haute qualité (rich media). On pourra même atteindre des CPM de quelques dizaines d’euros pour des ciblages ultra précis (par thématique, centres d’intérêt) ou des espaces ultra qualitatifs tels que des pages dédiées, des habillages de site ou de lecteurs (vidéo ou audio)… Encore faut-il disposer de ce genre de ressources…

Ex : Myspace, Youtube, Dailymotion (pour info, un habillage de page thématique Dailymotion coûte environ 70€ par mille affichages), Deezer (voir article http://www.novactif.com/2008/12/15/le-pub-selon-deezer/)
Je rangerai ici également les locations/ventes de bases emails qui sont une autre forme de publicité (en “push”).

Cette méthode est la plus répandue mais présente le désavantage de polluer les interfaces de navigation et surtout, d’orienter le choix des contenus diffusés vers ceux qui ont le plus de popularité, souvent au détriment de la qualité. En bref, la pub nous condamne à la quête du buzz. De plus, ce modèle seul, se montre assez difficilement pérenne. En effet, plus on cherche à générer du trafic, plus les coûts de structure (bande passante, serveurs) deviennent élevés. Vous connaissez certainement l’histoire du serpent Ouroboros qui se mord la queue…

(Voir également le système Google Adsense, sur le même principe, et ce petit exemple associé : http://www.vincentabry.com/132-994-de-revenus-adsense-en-1-mois-740)

2. Les freemiums : des services premiums autour d’un service de base gratuit.

Customiser sa page, enlever les espaces publicitaires, accéder à des services supports supplémentaires, des facilités de navigation, des possibilités d’interaction plus grandes, tout est envisageable tant que le service que l’on propose a une réelle valeur ajoutée pour le client. Ex : Flickr, Typepad, Ning, Linkedin, Mediapart…

3. Les commissions sur transactions : on prélève un certain montant (pourcentage ou valeur fixe) sur chaque mouvement monétaire.

Une solution très rentable mais limitée à un certain type de plate-forme incluant des échanges monétaires fréquents. Ex : Ebay, Zlio, tous les jeux d’argent en ligne…

4. Les donations : on compte sur la générosité des foules :) (de l’argent mais aussi du temps)

Une solution d’utopistes… à moins d’être au service d’une cause qui fédère suffisamment de monde pour motiver travailleurs bénévoles et généreux nantis… En général, il vaut mieux l’intégrer à d’autres solutions plus commerciales. Le modèle d’eZpublish est d’ailleurs intéressant en ce sens puisqu’il s’agit d’un CMS open source, bénéficiant d’une forte communauté, s’étant suffisamment structuré pour vendre de la maintenance, du conseil et des formations à travers l’entreprise eZsystem. Autres exemples : Wikipédia, et pas mal de communautés open source telles que Drupal, Wordpress, etc. Comme quoi, c’est possible !

On peut évidemment combiner ces différentes solutions pour arriver à un business model adapté selon les caractéristiques du service web que l’on propose. Cette définition demande par contre une réelle étude en profondeur sur les potentialités du site, sa cible et le marché sur lequel il se positionne.

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11 Commentaires on “Business 2.0, 4 solutions de monétisation”

  1. #1 Julien
    on Jan 22nd, 2009 at 10:46 am

    Très bon article !
    Comme tu le dis si bien, la publicité ne suffit pas alors ne surtout pas oublier d’y associer quelque chose d’autres comme l’une des autres solutions que tu as proposés.
    Par contre je ne sais pas ce que tu en penses mais pour moi il est préférable de faire un gros brainstorming sur comment monétiser mon site avant de se lancer dans la “pseudo” étude de marché. Il ne faut surtout pas brider ses idées dès le départ, surtout qu’un business model viable est très difficile à trouver.

  2. #2 Baptiste - Comboutique
    on Jan 22nd, 2009 at 12:41 pm

    Bon article.
    Je pense que concernant le point 3. (qui me touche plus particulièrement), si l’adéquation de la communauté est bien ficelée avec les produits vendus, cela créer une monétisation vraiment efficace sans mercantilisation abusive.

    Les gens ont besoin de s’approprier leur communauté, de se sentir intégrés et d’avoir quelque chose qui ne ressemble qu’à eux, qu’à leur tribu. C’est là où le merchandising délégué s’avère efficace car répondant vraiment à un besoin, à une envie de l’internaute.

  3. #3 Frederic
    on Jan 23rd, 2009 at 12:27 am

    En fait, je pense que le marché du web se rationalise. Maintenant, pour vivre d’une activité internet, il faut vraiment avoir quelque chose à vendre, et pas seulement des espaces pubs. Et plus Internet gagnera en maturité, plus les modèles économiques se diversifieront au détriment du modèle publicitaire, qui n’est vraiment rentable que pour les gros opérateurs tels que Google ou les autres portails à très fortes audience.

  4. #4 Avis Compagnies Aeriennes
    on Jan 23rd, 2009 at 10:18 am

    Bonjour Frederic,

    C’est effectivement un tres bon article et ma preference va a ce que tu appelles les “Les freemiums”. Le Free to Fee.

    Par contre tu oublies la 5eme solution qui consite aussi a se specialiser dans le courtage en fichier de ta communaute, meme si cela reste tres intrusif.

    Enfin pour les 3 premieres options et celle que je propose, le succes de la monetisation repose surtout sur une adequation evidente entre la densite et la nature de tes contenus avec les annonceurs.

    Cdlt.

    Arnaud BILQUEZ

  5. #5 Altea
    on Jan 23rd, 2009 at 10:30 am

    Je pense qu’il est effectivement important de mentionner la notion de ciblage par affinité cible/support, qui, d’une part est pratiquement inexistante sur les sites des annuaires/moteurs ou sur les portails de fournisseurs d’accès Internet, et qui, d’autre part, est plus ou moins en corrélation sur les sites specialisés, avec en consequence une limite liée à la faible audience. La publicite n’est certes pas la seule solution en termes de monétisation utilisée sur le web, mais garde cependant un impact notable (ex: ciblage publicitaire par localisation des adresses IP).

  6. #6 Antoine Dubuquoy
    on Jan 23rd, 2009 at 7:05 pm

    Une possibilité: la publicité in-game. Certains jeux vidéo en ligne (MMOG) gratuits (TrackMania Nations Forever) reposent sur un modèle de publicité intégrée au jeu, non intrusif (pas d’interruption du gameplay).
    Dans certains MMOG comme Football Manager Live, des éléments cliquables permettent d’introduire un éléments de mesure du ROI supplémentaire.

  7. #7 Frederic
    on Jan 24th, 2009 at 1:10 pm

    Il s’agit bien évidemment des solutions principales utilisées actuellement par les grands acteurs du web. On pourrait effectivement compléter cela par toute une constellation de solutions émergentes telles que le crowdsourcing (selon différentes formes telles que celles évoquées par Arnaud), le placement pub ingame (comme le signale Antoine) et bien d’autres comme par exemple le principe du site “my major company”.

    A propos de crowdsourcing, on pourrait aussi évoquer le site blogbang, une plateforme de publicité participative où les marques déposent des briefs pour que la communauté de créatifs y réponde.

    De multiples solutions émergent pour tous types de sites communautaires. Chacun a SA solution en fonction des objectifs et attentes de la communauté.

    Je ferai prochainement un article uniquement sur ces solutions alternatives et je parlerai également du principe de génération de valeur par la communauté.

  8. #8 Guillaume
    on Feb 22nd, 2009 at 11:08 pm

    Il y a également l’affiliation ! Plus le site de la communauté est dans une niche, plus elle devrait être efficace.

  9. #9 Business 2.0, 4 solutions de monétisation
    on Jul 4th, 2009 at 8:23 pm

    [...] en profondeur sur les potentialités du site, sa cible et le marché sur lequel il se positionne. (Article de Frédéric Lopez) Aucun Commentaire, Commentaire ou [...]

  10. #10 Bilan 2010 : le secteur des médias aujourd’hui | LesTempsDansent
    on Jan 5th, 2010 at 7:57 pm

    [...] (ils trouvent un vrai business model, en somme) : accès premium à côté du gratuit « freemium« , pubs ciblées, augmentation des volumes de vente, partenariats [...]

  11. #11 Beatrix Fröhlich
    on Mar 2nd, 2010 at 11:15 am

    Merci pour toutes ces informations de valeur.
    Je suis creatrice d’un social network - web 2.0 - pour creatif fans et artistes independents ( toutes arts ) avec le but de référencer les artistes de façon globale. Actuellement nous faisons le referencement vers facebook, twitter, myspace , youtube et sont connecte sur plus de 200 networks mondiaux. je justement cherche des informations pour creer une business 2.0. un GRAND MERCI a vous pour vos informations. Si vous avez des idées supplémentaires pour nous n’hesitez pas à nous contacter.

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