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Google bombing et guerilla marketing

Un nouveau type d’arme médiatique s’impose peu à peu sur la toile depuis quelques mois, le Google Bombing, une arme de destruction massive de réputation fondée sur la mécanique du référencement Google. Les 3suisses en sont les dernières victimes…

Le Google Bombing : Une destruction d’image en 3 étapes

1. La création d’une multitude de liens du type <a href=”http://www.3suisses.fr”>Inadmissible incompétence</a>, soit naturellement, par buzz, soit de manière organisée, en faisant en sorte qu’un groupe de webmasters (instrumentalisés par une marque concurrente? cela doit arriver…) mette en place ces liens artificiellement un peu partout sur la toile (telle une guérilla marketing…)

2. La prise en compte automatique de ces liens par les moteurs de référencement Google et l’association sémantique entre les termes “Inadmissible incompétence” et le site des 3suisses.

3. Un buzz autour de ce résultat Google surprenant (sur Internet et parfois dans les médias traditionnels).

Faites le test encore aujourd’hui (18/08/2009), tapez “incompétence” dans Google, on trouve le résultat suivant :

Une action de guérilla marketing assez bien réussie pour écorner l’image des 3 Suisses…

Je ne reviendrai pas sur les causes qui ont provoqué cette action malveillante, le lien suivant est assez explicite : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-3-suisses-une-inadmissible-60100

Comment est-ce possible ?

Tout simplement parce que l’algorithme des moteurs d’analyse de Google le permet ! Bien que ceux-ci soient une véritable boîte noire dont les secrets sont extrêmement difficiles à percer (et oui, le métier du référencement naturel a encore de beaux jours devant lui, merci Google), on peut, grâce à cette expérience, déduire que Google privilégie le quantitatif au détriment de la pertinence sémantique…
Le buzz autour d’une information, et surtout, le fait qu’elle soit reprise par de nombreux sites, sérieux ou non, la rend-elle fiable ? Mesure-t-on la fiabilité d’une information avec un instrument d’audimat ??? On sait ce que valent les rumeurs…

A votre avis, Google a-t-il réellement des progrès à faire en termes de pertinence ou est-ce un choix délibéré pour favoriser la visibilité des contenus les plus viraux? Peut-être les deux…

D’un point de vue marketing

La réputation en ligne est devenue l’un des enjeux les plus saillants aujourd’hui, pour les marketers. Pourquoi aujourd’hui plus qu’hier ? Parce qu’Internet, véritable caisse de résonance pour toute information un temps soit peu virale, a fait de la gestion de l’image numérique un challenge de plus en plus complexe et délicat.
Sachant que l’on ne peut jamais anticiper un bad buzz, ou en tout cas, son ampleur, de plus en plus d’agences se créent avec pour métier la gestion de l’e-réputation au quotidien (ex : www.agent-influence.com) et surtout a posteriori, c’est à dire la gestion des situations de crise d’image telles que celle qu’est en train de vivre la marque 3suisses.

Pour donner un petit exemple d’actions possibles, certaines agences multiplient (à outrance) les sites web associés à une marque afin de “déréférencer” progressivement les sites malveillants véhiculant le bad buzz. Une technique qui fait ses preuves malgré son côté artificiel…

Contrôler son image, sa réputation sur Internet, il s’agit là d’une préoccupation bien légitime de la part d’une marque. Mais l’excès de contrôle, la censure, peut mener au même résultat, un bad buzz, peut-être même pire, de l’acharnement (à travers les détournements de marque par exemple). Certains parlent même de “brand hijack”, c’est à dire une perte de contrôle sur l’image de marque, une perte de contrôle favorisée par des stratégies de plus en plus collaboratives de la part des marques grâce au média Internet et aux outils du web 2.0. Innovant, sexy, mais dangereux…

Si les marques se veulent aujourd’hui de plus en plus participatives et “web 2.0″, exploiter la créativité et la viralité de la foule numérique… Pourquoi pas ? Mais il va falloir assumer et affronter les retours de baton, jusqu’au terrorisme anti-marketing.

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4 Commentaires on “Google bombing et guerilla marketing”

  1. #1 Aurelie
    on Aug 18th, 2009 at 9:57 am

    La réputation en ligne (ou encore e-reputation, web reputation, réputation numérique…) préoccupe de plus en plus les entreprises. Ca me fait penser au cas de Comcast. Un client qui avait des problèmes avec son câble avait reçu chez lui un réparateur. Le technicien a du appelé le bureau principal pour avoir une information et il a été mis en attente si longtemps qu’il s’est endormi sur le canapé du client. Le client a réalisé une vidéo du technicien et l’a postée sur YouTube. Le clip est devenu un hit, avec plus d’un million de visites! De quoi ternir l’image d’une entreprise pendant un petit moment.
    La réputation est importante vis à vis des consommateurs mais également vis à vis des collaborateurs, partenaires et futurs salariés ! La multiplication des moyens d’informations issus du Web 2.0, des sites tels http://www.notetonentreprise.com/ etc.. ne viennent pas faciliter la tache des services RH, communication et marketing ! En tant qu’individu nous nous devons également de surveiller, maitriser notre web réputation !

  2. #2 Daniel Rouquette
    on Aug 18th, 2009 at 10:26 am

    Google a clairement des progrès à faire pour privilégier le qualitatif au quantitatif.
    Et ça ne risque pas vraiment de s’améliorer : en effet, dans la version test du prochain moteur de recherche de Google (pour suivre la concurrence de Bing notamment), Google promet de laisser plus de place aux news donc au buzz donc à l’instantané et au quantitatif.
    J’imagine cependant qu’ils vont chercher quelque chose pour contrer précisément le Google bombing.

    Sinon, quelqu’un sait s’il y a déjà eu des Bing bombing ? Ou bien Microsoft a réussi à éviter ce travers ?

  3. #3 truffo
    on Aug 19th, 2009 at 11:42 pm

    On ne retrouve finalement que des principes de la vie réelle : le bouche à oreille, le commérage, … . La seule différence réside dans la dimension géographique, quand avant il était possible de s’expatrier incognito, aujourd’hui il n’est plus possible de se cacher.

  4. #4 Olivier Clavel
    on Aug 22nd, 2009 at 2:03 am

    Mon dernier souvenir de destruction d’image avec google était “Total Failure” qui renvoyait sur la page de G.W. Bush sur le site officiel de la maison blanche après le 11 septembre 2001 et la déclaration de guerre à l’Irak. C’est resté pendant très longtemps le résultat numéro 1. Et au vu des résultats encore aujourd’hui, on peut dire que le mal est fait et bien fait.

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